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Manu Le Malin

admin | 15 01 2007

Comment avez-vous décidé de devenir musicien?
Bien évidemment je suis passionne de musique depuis tjrs mais le déclic c’est produit après que des amis m’ai emmené a une rave en 1992 j’ai donc décidé de me lancer dans le djing

Quels musiciens ou artistes vous ont influencé?
Je dirais qu’à mes débuts des gens comme Lenny Dee pour la puissance ou Laurent Garnier pour une maîtrise impeccable et bien d’autres encore comme Apex Twin. En fait, je pense que de nos jours, d’une certaine façon, tout le monde influence tout le monde.

Quels sont les principaux avantages et inconvénients quand on est musicien en France? Et bien, être dj en France a été très dur pendant des années par manque de reconnaissance en tant qu’artiste avec tout ce que ça implique. Mais on peut dire qu’aujourd’hui ça va mieux

Quelles images avez-vous de la Finlande, des Finlandais?
J’ai été à Helsinki une fois et c’était sympa, mais je ne suis resté que 24h donc….

Connaissez-vous la musique finlandaise / des artistes finlandais?
Oups… pas du tout

Comment pourriez-vous définir votre style musical?
Sombre…dur

Avez-vous le sentiment que votre style musical a beaucoup changé au cours des années?
Bien sûr
 
Comment percevez-vous ces changements et comment les expliquez-vous?
C’est une évolution, constante de ma musique en tant que dj mais aussi en tant que producteur en studio au travers de l’apprentissage des machines. Mais aussi, de nouvelles envies, de nouvelles approches, des expérimentations et des collaborations. Une certaine volonté  aussi de ne pas s’enfermer dans un carcan qui serait étouffant pour moi-même .

Quel est, dans votre répertoire, le morceau / titre que vous préférez?
Celui que je ferai demain…….

Tournez-vous régulièrement?
Je joue en tant que dj presque tous les week-ends

Préférez-vous la scène ou le studio? Pour quelles raisons?
Les deux. Quand tu pars pour une rave ou pour un club, tu ne sais jamais vraiment ce qui t’attend. Pour le studio, bien souvent, je pars juste d’une envie de faire un morceau et le reste ce fait au fur et à mesure.

Pendant la préparation d’un titre ou d’un album, quel moment ou quelle étape préférez-vous?
La globalité car tous les moments sont importants et excitants
 
Quels artistes écoutez-vous en ce moment?
 ……Korn

Que pensez-vous d’Internet en tant que musicien?
A vrai dire, je ne suis pas très branché net donc….

Quels sont vos projets pour les mois / années à venir?
Je travaille en ce moment au sein d’un groupe qui se nomme “Palindrome”et qui est composé de Torgull, d’Aphasia (machines joystick, electronikdrum jeffbock, guitare et moi comme “lead vocal”)

Seriez-vous prêt à revenir dans le “Grand Nord” pour faire quelques concerts?
Bien sûr

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Arno du groupe Tara King th

admin | 14 01 2007

Quand et comment a été créé le groupe?
Le projet Tara king th. est né en 1999. C’était un projet évoluant en parallèle de curtis newton, groupe post-rock dont je faisais partie. J’étais à la guitare.
tara king th. est né de l’envie et de la nécessité de composer des titres seul.
 
D’où vient le nom du groupe?
De “The Avengers”, Tara king etait l’assisante de john steed, elle a succédé à emma peel. Le Th signifie theory, c’est la theorie tara king!
J’ai toujours été fan de cette miss et elle a toujours été pour moi la meilleure de la série.
 
Quels musiciens vous ont influencés?
Beaucoup et dans de nombreux styles, je pense que tout ce que j’écoute m’a influencé et que je puise ne serait-ce qu’une intention dans chaque morceau que j’écoute. POur être plus précis, j’ai beaucoup écouté des artistes comme Mogwai, Portishead, Radiohead, Billie Holliday mais aussi Tom Jones (époque 70).
 
Quels sont les aspects positifs et négatifs quand on est musicien?
Hormis les questions financières, qui sont un réel frein à ce métier, je pense que le positif est cette liberté qu’on peut avoir lorsqu’on crée, cette sensation que tout est possible.
le négatif est que parfois, c’est épuisant, on se demande si on va arriver à faire mieux que ce que l’on vient de faire.
 
Quelle image avez-vous de la Finlande et des Finlandais?
C’est un pays du nord. Je ne connais pas trop mais je crois que c’est assez accueillant. Je me fait une idée plutôt positive de ce pays.
 
Connaissez-vous la musique finlandaise / des artistes finlandais?
Non, je ne crois pas.
 
Comment pourriez-vous définir votre style musical?
Down-tempo. de manière général. Si on précise un peu, je le qualifierais de bande-son imaginaire, bande original d’un film pour lequel c’est à vous d’imaginer les images.
 
Avez-vous déjà envisagé de changer totalement de style musical?
Non, il y a un style dans lequel je me sens bien, c’est à l’interieur même de ce style que j’évolue et que j’apporte des éléments d’autres styles.
 
Quels sont les sujets que vous abordez dans vos chansons?
Je ne fais pas de textes, cécile écrit tout les textes de tara king th. je ne répondrai donc pas à sa place.
Pour ce qui est des titres instrumentaux, je navigue souvent dans des univers mélancoliques, de science fiction ou de thriller, dans une ambiance à la fois sereine et inquiétante.
Il n’y a pas de sujet propre, si ce n’est peut-être un thème qui revient souvent, celui des extra-terrestres. mais cela reste minoritaire.
 
Quel est, dans votre répertoire, le titre que vous préférez?
Dur comme question. je ne saurais répondre… à chaque fois que je termine un titre, je le trouve mieux que le précédent, et puis ca continue….
 
Faites-vous régulièrement des tournées?
On essaie. disons que nous faisons des dates par ci par là. il y a 2 projets que l’on présente sur scène, l’un est le projet tara king th. et l’autre est un conte éléctro , concert au cours duquel un comédien raconte une histoire : passages séquentiels.
 
Préférez-vous la scène ou le studio?
J’aime beaucoup les 2 mais, le studio reste pour moi indispensable parce que c’est là que je compose, c’est “vital”. si vraiment je devais choisir entre la scène et le studio, je choisirai le studio. mais j’aime énormément la scène.
 
Pendant la préparation d’un titre ou d’un album, quelle est l’étape que vous
préférez?
L’enregistrement des premiers riff, des premières mélodies et l’assemblage de ces pistes. c’est la première vision d’un futur titre, c’est toujours grisant. on ne sait pas ou on va, toutes les routes sont possibles, c’est l’inconnu!
 
Quelles musiques écoutez-vous en ce moment?
Radiohead, le dernier album, esther phillips, grandaddy, massive attack, alpha,…
 
Que pensez-vous d’internet en tant que musicien et compositeur?
Je trouve que c’est un bon moyen de promotion.
 
Quels sont vos projets?
Des tonnes, le conte électro “passages sequentiels”, un second album, une tournée, des remix,…
 
Seriez-vous prêts à venir dans le “Grand Nord” pour faire quelques concerts?
Oui, ca me ferait très plaisir. surtout que je ne connais pas la finlande.

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Machinchose

admin |

Quand et comment avez-vous décidé de devenir musicien?
Quand j’étais tout petit, on jouait à dire ce qu’on ferait “plus tard”, et je disais que je serai chanteur. Il y a d’ailleurs un petit mot pour mon oncle Martial, avec qui on jouait à ça, dans le boîtier du premier album ‘Des Choses’. J’ai toujours enregistré, dès que j’ai pu m’acheter mon premier magnétophone à cassette, j’ai préparé des enregistrements (j’avais 12 ou 13 ans). Je n’y connaissais rien en technique, mais après coup, on peut dire que j’étais, avec mes petits moyens, en pleine composition électroacoustique.
On peut dire que j’ai réellement travaillé comme un ‘musicien’ vers l’âge de 20 ans, quand j’étais aux beaux-arts, quand j’ai commencé à travailler sur un accordéon, autodidacte. Pour la guitare, c’est une petite amie qui avait une guitare chez elle, et un bouquin de tablatures, elle n’en faisait rien, je m’en suis servi. Quand je l’ai quitté, j’ai acheté une guitare, et j’ai continué. Sans me dire que j’en ferai un jour quelque chose. Ma première chanson à la guitare 6 cordes date de 1996! (mais j’avais depuis 4 ou 5 ans récupéré une guitare cassée, qui ne pouvait supporter que 2 cordes, et j’avais déjà composé et enregistré et joué ‘live’ avec. Rintintin a été composé et enregistré dans une première version avec cette guitare 2 cordes, en 1991 ou 1992)
 
Quels artistes ou groupes vous ont influencé?
Le déclic pour me donner confiance en moi, ça a été Bérurier Noir, parce qu’il leur fallait peu pour faire passer ce qu’ils avaient à dire (boîte à rythme et guitare jouée tant bien que mal). C’est une énergie punk qui me motive en ce sens qu’on peut faire à son niveau quelque chose de cohérent, pour peu qu’on s’y mette sérieusement. Le déclencheur, c’est aussi Dominique A. Le fait de tout faire tout seul, chez soi. L’idée aussi qu’on n’est pas un ringard sous prétexte qu’on préfère chanter plutôt que brailler dans un micro, c’était important! Et pour ce qui est de l’univers dans lequel je baignais sans m’en rendre compte, c’est Boby Lapointe qui répondait à mon besoin d’une écriture plus proche de la mise en application d’une méthode, une démarche dans laquelle je me suis retrouvé aussi quand j’ai su que l’Oulipo avait déjà ouvert cette brèche dans l’écriture…
 
Quels sont les aspects positifs et négatifs quand on est musicien en France?
Le positif, c’est que je réalise ce que j’aime (en générale, j’ai toujours fait ce que j’aimais). Je ne supporte pas l’idée que des parents disent à leurs enfants de trouver quelque chose de concret pour travailler sans s’inquièter de leur rêves. Le système éducatif tue le rêve. Et pourtant, si chacun allait au bout de ses rêves, je pense que les rapports humains, que l’humanité s’en porterait mieux… C’est un sujet important pour moi, mis le développer par écrit, c’est trp long, j’en parlerai des heures durant!
Le négatif? techniquement parlant, c’est dur d’en vivre. Et (trop) souvent, en France en tout cas, si quelqu’un fait de la musique (ou n’importe quelle pratique artistique), on lui demande ce qu’il fait ‘à côté’ pour vivre! Dans le même sens, beaucoup de gens en France voudrait aller voir des concerts gratuits, et n’imaginent même pas que pour présenter des concerts (ou des pièces de théâtre, ou des peintures etc.), il y a du travail. Ok, c’est aussi une passion, mais c’est souvent plus d’heures de travail qu’un maçon qui embauche pour 8 heures de travail quotidien. C’est normal de payer sa place comme on paye sa maison ou son pain!

Quelles images avez-vous de la Finlande et des Finlandais?
Pour moi, les finlandais (comme les Norvégiens et les Suédois) sont des gens calmes, posés, qui passent tous les jours un peu de temps au sauna! Sans blague, j’ai en tête des images d’un pays rude et beau, un climat rude aussi, des journées très courtes l’hiver et très longues l’été (ce qui m’est assez inimaginable), et des gens qui font avec. Des gens sereins, en opposition avec notre côté méditérranéen.
Vu d’ici aussi, on a l’image du ‘peuple’ qui traite hommes et femmes d’égal à égal, c’est à dire, par exemple qu’en France, une femme qui drague un mec, c’est pas banal, alors que dans les pays nordique, c’est courant (c’est ce qu’on pense, je ne sais pas si c’est vrai!) Politiquement et socialement aussi, on imagine peu ou pas de corruption, une égalité presque parfaite, des choses qui sont dans les mots ici, mais pas toujours dans les faits!
 
Quelle image avez-vous de la musique finlandaise? Connaissez-vous des artistes finlandais?
Je ne sais pas si ils sont finnois, mais j’ai du mal à distinguer Suède, Finlande et norvège. Je pense à Jay-Jay Johanson, StakkaBo, Koop…
Ceux là, j’aime bien, mais j’ai l’impression que le reste (je me souviens avoir écouté la compil ‘Reindeer rock’98) n’est pas une musique très personnelle. Peut-être que c’est la compilation qui était comme ça! Je me souviens n’avoir accroché que sur un titre (il y en avait 29!), celui de Sanna Kurki-Suonio “Tuulen Nostadus”.
 
Comment pourriez-vous définir votre style de musique?
Pour résumer en 2 mots, je dis que c’est de la chanson incongrue. Après on peut rajouter plein de qualificatifs (minimaliste, intimiste…)  pour préciser, mais selon qu’on parle des versions studio ou des versions live, c’est plus la même chose. Pour le studio, je parle de démarche électroacoustique, de bricolage électronique. Pour le live, je précise que ‘C’est pas pour danser’…
 
Avez-vous déjà imaginé changer de style musical? Quel style pourriez-vous choisir?
Sous le nom de Machinchose, le genre musical importe peu, c’est de la chanson, la musique est la pour servir le texte. Si je devais avoir un tournant radical, ça serait dans l’écriture, et là, je ne sais pas comment je pourrais changer d’écriture (pour la musique, parce qu’à côté j’ai chroniqué des disques, et aussi j’écris des nouvelles, de temps à autres). Mais il est vrai que je me dis que j’aimerai être sur scène comme un rocker, transpirer, jouer torse nu, sauter partout, jouer de la guitare électrique avec des amplis énormes, et des distortions à fond… J’y travaills! Si, si, sérieusement, sur un projet “Non-non1.0″, ou le texte n’a plus aucun intérêt (des textes-chanson d’Enid Blyton, extraits de Oui-Oui - Noddy en anglais), là le texte n’est que prétexte à poser une voix sur une musique live avant tout, on enregistrera peut-être, après, si le résultat du live est satisfaisant!
 
De quoi parlez-vous dans vos chansons?
Les gens ont souvent remarqué que je parlais beaucoup de nourriture! D’ailleurs, sur le 3ème album, j’ai banni ce thème! Mais on ne peut pas dire qu’il y ait de thématique au sens classique du terme, mais il y a bien un fil conducteur, c’est dans la manière d’écrire. La technique d’écriture est assez systèmatique, j’ai en tête une phrase qui sonne bien, je décline, et j’arrive à la fin du texte pour savoir où je voulais en venir!
 
Quel est dans votre répertoire le titre que vous préférez?
Rintintin.
Parce que c’est une des plus anciennes, qu’elle va au bout de la démarche. C’est que les rimes sont tirées par les cheveux ‘pour le principe’, la musique est déclinée selon les versions (4 ou 5 versions enregistrées différentes, et on a joué ‘live’ déjà 5 ou 6 versions différentes, avec des instruments différents, et ça marche toujours! Fondementalement, c’est une bonne chanson pour moi. On se souvien facilement de la mélodie, du refrain, voire du texte entier, et on peut la jouer avec n’importe quoi!
 
Faites-vous régulièrement des concerts / tournées?
Depuis 2 ou 3 ans (depuis que je joue en concert avec Léa au violoncelle au steel drum et aussi au chant sur 3 titres maintenant!), j’aimerai jouer 40 ou 50 dates par ans! C’est bon, c’est la bonne formule qu’on a là! Mais c’est pas facile à ‘vendre’. Les gens n’aiment pas toujours. Il faut ‘adhérer’ au concept! C’est moins facile de présenter Machinchose à une grosse salle de spectacle que du reggae ou du ska!

Vous préférez la scène ou le studio?
J’aime vraiment autant les 2! La démarche n’est pas du tout la même, les contraintes ne sont pas les mêmes. Machinchose, c’est moi tout seul en studio. En concert, c’est un groupe! Léa écoute les enregistrements, elle aime, mais elle n’a rien à dire! En fait, c’est tacite entre nous. Mais je sais que si elle aime elle le dit, elle a un grand sourire. Si elle aime moins, elle ne dira rien de désagréable, mais je le sais à son attitude (attention, ce n’est pas ma petite amie, ni ma femme!). Je ne pense pas qu’il y ait un morceaux enregistré que je lui ai fait écouter qu’elle n’aime pas du tout. Pour les morceaux à jouer live, là, elle me le fait sentir quand elle n’aime pas, c’est arrivé, et j’ai retiré les morceaux du set.
 
Pendant la préparation d’un album, quelle est l’étape que vous préférez?
Le mixage!

Pourquoi?
C’est le moment ou tout est possible! Le bidouillage, la trituration des sons, les changements de texte (si un texte ne me satisfait pas, je refais une prise de son voix, et je change). J’ai rarement plusieurs mix du même morceau au final. Ou alors, c’est que les instruments, la composition n’est pas la même. J’ai tenté une fois de remixer un morceau que j’avais fini un an ou deux avant. C’était pas bon, je ne l’ai pas gardé sur le disque. A force d’affiner le mixage, la bonne version se dessine, toute seule, et le bon mix apparaît tout seul.
 
Quels styles ou quels artistes écoutez-vous en ce moment?
Je travaillais dans une radio depuis 7 ans quand je l’ai quitté il y a 2 mois, alors je recevais de tout. Je n’aime pas le reggae en générale (même si il y a des choses que j’aime là dedans, mais très peu), idem pour le blues… J’ai une préférence pour ce qui est francophone, et ou le texte compte pour quelque chose (pas comme dans la variété qui ne sort que des lieux-communs à tour de bras!)
Les musiques électroniques, j’adore (Pole, Bosco ‘Paramour’, Mirwais, Einsturzende Neubauten, Rubin Steiner par exemple), le rap pour ceux qui cherchent à en faire quelque chose (Anti-pop consortium, Cloudead, Gonzales!!!), les trucs bien ‘gras’ (trash) - the Jon spencer Blues explosion par exemple, ou les Pixies! Et puis tout ce qui est de chez nous : l’excellent Noir Désir (le dernier encore plus que les autres), les Rita Mitsouko, San Sévérino, Java…  Et puis aussi boris Vian, Bourvil, Boby Lapointe, Fernandel… Il y en a tant! J’ai derrière moi un pan de mur de CD! Je n’ai gardé que ceux-là parce que je leur trouve tous quelque chose, parce que j’aime les réécouter! Il y en a au moins 2 à 3000!
 
Une question stupide… quelle est votre chanson préférée?
Vesoul, de Jacques Brel…

Pourquoi?
L’ambiance ‘baloche’, le texte (la situation aussi) limite absurde, la conviction du chanteur…
 
Que pensez-vous d’internet en tant que musicien et que compositeur?
Je pense que c’est de la grande consomation, celle du jetable. Je ne pense pas qu’on découvre réellement quelqu’un par internet, si par exemple vous laissez mon interview dans l’ordre des questions, j’aimerai savoir combien de lecteurs seront allés jusqu’au bout! (Cliquez en bas si vous lisez encore!) sans blague, c’est super intenet : on a accès à “tout”. Mais une vie ne suffit pas à tout voir, lire, entendre… Ok, les milliards d’habitants de la planète ont accès à l’info, mais puisqu’ils peuvent aussi mettre leur ‘info’ en ligne, ça fait beaucoup plus d’infos, vraiment beaucoup plus (beaucoup trop pour qu’elle soit comprise!). Si quelqu’un télécharge 300 000 albums sur le net, multiplié par 300 000 internautes, OK, les maisons de disques gueulent, mais encore faudrait-il que ces internautes aient physiquement le temps d’écouter ça! Dans toute une vie on n’a pas le temps d’écouter (et de comprendre la démarche, le texte etc.) toute la production discographique mondiale!
C’est plus une démarche de collectioneur! “Et les copains, j’ai trouvé l’intégrale des Beattles, tous les inédits aussi!” Et alors? Qui va prendre le temps de les écouter? Et encore, les beattles, c’est un mauvais exemple, parce qu’il y a des gens qui avaient déjà tous leurs albums, alors écouter les inédits..
A ce sujet, les maisons de disques devraient être un peu claires : si ces titres inédits sont inédits, c’est soit parce que le producteur ne les trouve pas bons, alors il s’en fout qu’on les télécharge gratuitement, soit ils sont bons ces morceaux, et alors pourquoi ne pas les avoir sorti plus tôt, au moment de leur enregistrement?
Je ne télécharge pas de musique sur internet. je préfère avoir la pochette, prendre le temps de me décider pour un disque, et me jeter sur mon lecteur CD en arrivant à la maison pour écouter en boucle le disque.
En résumé, faire la guerre à ceux qui mettent en ligne ou à ceux qui téléchargent, ça ne sert pas à grand chose, parce que à mon avis 75% des gens qui font ça ne sont pas fans de musique mais plus avide de collection…
 
Vous avez un site internet?
Je n’ai pas encore de site internet. J’ai longtemps jugé ne pas en avoir besoin, et j’ai aussi insisté auprès d’EastWest par exemple, en disant que si il devait y avoir un site Machinchose, il fallait que le site ait une vie propre, une remise à jour au moins tous les 15 jours, sinon, ça n’avait pas de sens.
Je travaille actuellement à la mise en ligne de mon site! Sérieusement!
Et je prépare des pages de dessins, de photos, de textes, d’extraits de presse, une liste de dates de concerts, et… du son! Ca sera des remix fait par des copains, des inédits, des extraits de futurs albums,au fur et à mesure de leurs mix…
 
Utilisez-vous un ordinateur quand vous écrivez ou quand vous composez
un titre / album?
Je ne fais que ça! Pour l’écriture, la phrase-clé, le point de départ est manuscrit, et je le développe par écrit directement sur l’ordinateur. Pour la musique, il m’est arrivé de composer directement à partir de prises de sons laissées en vrac dans un dossier, en .wav! Sinon, comme pour l’écriture, souvent, il y a un point de départ acoustique (guitare, accordéon, ou clavier).
 
Et quels sont vos projets?
Le prochain album devrait sortir en septembre 2003, il s’appelle “Et les belles dames font comme ça”, un disque tout enregistré à la maison, à partir d’un jouet (Bontempi B-40) et de ma voix + des invitées (des belles dames). Et je cherche plein de dates de concert en parallèle…

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Cibelle

admin |

Comment êtes-vous devenue musicienne?
En fait, on pourrait dire que c’est dès ma naissance.

Cibelle est assez original, c’est votre vrai prénom?
Oui, c’est mon prénom, mais avant ça c’était celui de ma grand-mère.

Parmi tous les musiciens qui vous ont influencés, quels ont été les plus marquants?
mmm….  trop de monde, ce n’est pas juste de mettre seulement 3 ou 4 noms ici et ne pas mettre les autres. Tout le monde me donne un peu d’inspiration

Quels sont les avantages et les inconvénients du fait d’être musicien?
Pour les avantages, voyager, connaître et découvrir d’autres cultures, rencontrer d’autres musiciens et plein d’autres choses encore.
Pour les inconvénients, quand on voyage trop c’est fatigant… et si la journée est busy pendant le temps quand je suis dans une ville, ça m’empêche de connaître cette ville.

Si je vous dis “Finlande” ou “Finlandais” à quoi pensez-vous?
Je pense a ma flat-mate au Japon, et à mes voisins de l’apartement B dans mon bâtiment, ils sont Finladais.

Connaissez-vous la musique finlandaise ou des artistes finlandais?
Non, sadly!

Et comment pourriez-vous définir votre style musical?
“Emotionally scientific experimentalism without being brainy”

Avez-vous le sentiment que votre style musical a beaucoup changé au cours des années?
Normalement, c’est ça mon concept, je travaille sur les changements qui se déroulent en moi.

Comment percevez-vous ces changements et comment les expliquez-vous?
Quand, par exemple, un son spécifique me semble sonner d’une façon différente au moment présent, la nécessité pour certains sons dont je n’avais pas besoin auparavant… et quand je commence à détester les sonorités que j’aimais bien avant.

Avez-vous déjà envisagé de changer totalement de style musical?
Comme j’embrasse normalement tous mes petits changements toujours, je n’ai pas encore senti ce besoin.

Quel est, dans votre répertoire, le titre que vous préférez?
“Waiting”, c’était la chanson la plus organique et intuitive quand on l’a écrite et produite, et c’est un des 3 morceaux qui me semblent toujours aussi frais quand je le réécoute aujourd’hui, 2 ans après la sortie du CD.

Préférez-vous la scène ou le studio?
La scène

Pendant la préparation d’un titre ou d’un album, quelle est l’étape que vous préférez?
Le début parce que c’est super intuitif et créatif.

Quelles musiques écoutez-vous en ce moment?
Les nouveaux groupes londoniens de mon quartier comme Interpol, mais aussi Jacques Dutronc, Menlo Park, Tunng.

Que pensez-vous d’Internet en tant que musiciens?
Ben… ça fait que la musique se diffuse plus rapidement parmi nous.

Et actuellement, quels sont vos projets?
Finir mon EP, finir mon album, finir l’art work pour ça, trouver du soleil et bien utiliser ma nouvelle caméra dv!

Seriez-vous prêts à venir dans les pays nordiques pour nous rendre visite?
Avec plaisir… et tout de suite!

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Thibaut Derien du “Groupe de Rien”

admin |

Quand et comment a été créé le groupe?
Le groupe a tout d’abord été formé autour du chant et de la guitare. manuel, le guitariste, et moi avons donc monté un répertoire comme ça, tout en continuant à travailler à côté. j’étais barman et lui client dans le bar où je travaillais, d’où notre rencontre. quand on a voulu faire de la musique plus sérieusement le groupe s’est étoffé au fur et à mesure des rencontres et des affinités. aujourd’hui et depuis trois ans il est composé d’une guitare, d’un violon, d’un accordéon et d’une contrebasse.

D’où vient le nom du groupe?
Le nom du groupe on a pas été le chercher bien loin, c’est mon vrai nom de famille, sauf que nous l’avons décomposé pour le groupe. de rien pour nous c’est une expression populaire, et la musique est une façon de donner quelque chose de soi, même si ça n’intéresse pas forcément tout le monde!

Quels musiciens vous ont influencés?
Il y a vraiment un tas de musiciens qui m’ont influencé, et en plus pour chacun des membres du groupe ce seraient des musiciens différents. pour ma part ça va de jacques brel aux sex pistols, d’erik satie à tom waits en passant par tout un paquet de gens.

Quels sont les aspects positifs et négatifs quand on est musicien en France?
Les aspects positifs et négatifs sont un peu les mêmes en france, paradoxalement. le statut d’intermittent du spectacle est une chance pour nous, mais il était déjà difficile à obtenir, et aujourd’hui encore plus. si l’on met de côté ce sujet épineux, surtout en ce moment, ce qu’il y a d’intéressant pour moi en france, c’est qu’il y a dans ce pays une vrai culture chanson, à vivre, à partager, à prolonger. et la chanson, ça aide à vivre, ça accompagne…

Quelles images avez-vous de la Finlande et des Finlandais?
honnêtement je ne connais pas la finlande, j’imagine des paysages très purs! des étendues de plaines à perte de vue, des couleurs différentes d’ici. à vrai dire je n’arrive pas à m’imaginer les villes finlandaises! j’aimerais bien venir voir ça…

Connaissez-vous la musique finlandaise ou des artistes finlandais?
on doit me prêter bientôt un disque d’un accordéoniste finlandais, kimmo pojhonen (je crois! et je ne suis pas sûr de l’ortographe), en fait il travaille avec notre tourneur. sinon j’avoue ne pas connaître la musique finlandaise, ou alors sans le savoir.

Comment pourriez-vous définir votre style musical?
c’est toujours difficile de parler soi-même d’un style musical concernant sa propre musique. c’est un peu simple, peut-être, mais je pense faire de la chanson. la musique est souvent au service du texte et on raconte des histoires en espérant qu’elles parlent aux autres.

Avez-vous le sentiment que votre style musical a beaucoup changé au cours des années?
cela fait finalement peu de temps que nous faisons de la musique ensemble. elle n’a donc pas changé. elle évolue au gré des envies de chacun. par exemple notre premier album était complètement acoustique, mais nos nouvelles chansons s’habillent parfois d’instruments électriques, et on a envie d’autres instruments.

Comment percevez-vous ces changements et comment les expliquez-vous?
ces changements se font naturellement. sûrement histoire d’éviter la routine, et puis il y a les rencontres de musiques ou de musiciens, l’envie d’essayer des choses, d’explorer d’autres univers que le nôtre.

Avez-vous déjà envisagé de changer totalement de style musical?
non, je n’y ai jamais pensé. ce qui ne m’empêche pas de faire autre chose à côté. j’ai par exemple écrit et chanté des textes pour un ami qui fait de la musique électronique, et on est en train d’en faire un disque.

Quels sont les sujets ou les thèmes que vous abordez dans vos chansons?
les sujets de nos chansons sont les choses du quotidien, plutôt celles qui nous tracassent, des petits qui finalement prennent beaucoup de place dans la vie de tout le monde. l’amour, la solitude, les échappatoires qu’ils nous restent … la difficulté d’être (pour être un peu pompeux). autant dire les sujets qui préoccupent depuis la nuit des temps!

Quel est, dans votre répertoire, le titre que vous préférez?
Dans notre premier album, c’est la chanson “le point final”.

Faites-vous régulièrement des tournées?
Pour un petit groupe comme nous, il n’y a pas de tournée à proprement parlé. nous sommes toute l’année en train de faire des concerts à gauche et à droite, sans être assez connu pour en enchaîner tous les jours sur une période donnée.

Préférez-vous la scène ou le studio? Pour quelles raisons?
Franchement j’aime les deux. le studio parce que j’ai le sentiment d’être en train de façonner quelque chose méticuleusement. j’aime cette espèce de retrait du monde, travailler la nuit, comme dans une sorte de labo photo. la scène c’est différent, c’est même le contraire, tout d’abord le voyage. je crois que c’est pour ça que j’ai voulu faire de la musique, pour prendre la route. et puis c’est la rencontre avec les autres.

Pendant la préparation d’un titre ou d’un album, quelle est l’étape que vous préférez?
Ce que je préfère, c’est le moment où je trouve le titre de la chanson.

Quelles musiques écoutez-vous en ce moment?
En ce moment j’écoute le dernier album de cat power. je suis assez obsessionnel, j’écoute un disque et pratiquement un seul jusqu’à m’en lasser!

Que pensez-vous d’Internet en tant que musiciens et compositeurs?
Je pense qu’internet est un fabuleux moyen de se faire connaître, une sorte de vitrine. et puis c’est aussi l’occasion de communiquer avec les gens qui ne peuvent autrement vous voir qu’en concert, de donner des nouvelles etc… d’ailleurs voilà l’adresse de notre site!
www.derien.org

Pensez-vous qu’Internet représente une réelle menace pour les artistes (au sujet des droits d’auteurs)?
je pense surtout que le piratage a toujours existé, qu’il est simplement en train d’évoluer. et puis je préfère que ma musique soit copiée et écoutée, plutôt que jamais achetée et jamais entendue.

Quels sont vos projets?
nous enregistrons notre second album dans quelques semaines et puis cet été nous concrétiserons une idée un peu farfelue : partir en tournée en péniche sur les fleuves de france. c’est un bateau parisien transformé en salle de concert. nous nous arrêterons jouer dans les villes sur le trajet. un cirque flottant en quelque sorte!

Seriez-vous prêts à venir dans le “Grand Nord” pour faire quelques concerts?
il n’y a rien qui ne me ferait plus plaisir. c’est dans votre coin le soleil de minuit?

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Michel Aumont

admin | 15 01 2007

Pourriez-vous nous dire comment avez-vous décidé de devenir musicien?
Depuis mes études de clarinette classique au conservatoire  de  Caen, je m’étais dit  que ce métier aurait pu me convenir, sans avoir pensé que cela aurait pu m’arriver. En arrivant en Bretagne, j’ai découvert un langage musical traditionnel très puissant et une culture vivante de la clarinette. Rapidement coopté dans des groupes de fest-noz, j’ai réappris différemment  l’instrument. Après mon diplôme d’état d’éducateur spécialisé, j’ai pris la décision de me lancer dans l’aventure avec cette nouvelle famille de musiciens traditionnels de Bretagne. Ce qui m’a passionné à l ‘époque c’est  la possibilité dans ce cadre des musiques vivantes de se réinventer un langage. Ce désir d’une “nouvelle clarinette” ne m’a plus quitté et guide depuis les étapes de ma carrière.

Parmi tous les musiciens qui vous ont influencé, quels ont été les plus marquants?
Archie Shepp, Michel Portal, Louis Sclavis, Valentin Clastrier, mais aussi Iwan Thomas.

Quels sont les avantages et les inconvénients du fait d’être musicien?
Les avantages sont une forme de liberté relative, de possibilité de création artistique, une forme de reconnaissance aussi.
L’inconvénient majeur, c’est la précarité à laquelle on s’expose.

Si je vous dis “Finlande” ou “Finlandais” à quoi pensez-vous?
Au froid

Connaissez-vous la musique finlandaise ou des artistes finlandais?
Non, mais je ne demande qu’à découvrir.

Et comment pourriez-vous définir votre style musical?
Une forme de musique traditionnelle fiction, improvisée…

Avez-vous le sentiment que votre style musical a beaucoup changé au cours des années?
Je ne pense pas qu’il ait fondamentalement changé, je pense plutôt qu’il s’est affirmé dans cette démarche, à la fois stylistique et instrumentale

Comment percevez-vous ces changements et comment les expliquez-vous?
L’âge et un recul sur les choses…la viellesse quoi!

Avez-vous déjà envisagé de changer totalement de style musical?
Oui, j’y pense souvent et je travaille beaucoup de musiques différentes, mais il me semble que cette manière de penser ma musique , si elle évolue, ne  pourra plus changer beaucoup…car elle s’impose à moi de plus en plus.

Quel est, dans votre répertoire, le titre que vous préférez?
Je ne peux pas répondre à cette question. Ce que je sais, c’est que les titres que j’aime bien ne sont pas souvent les préférés des auditeurs.

Préférez-vous la scène ou le studio?
Je n’aime pas beaucoup le travail en studio. Ce qui me plait c’est le côté fugitif de la musique, ce qui ne reste pas, qui est le reflet d’un instantané et donc impossible à garder.

Pendant la préparation d’un titre ou d’un album, quelle est l’étape que vous préférez?
La découverte initiale de l’histoire du morceau. Le truc, le détail qui va permettre la construction.

Quelles musiques écoutez-vous en ce moment?
Magic Malik

Que pensez-vous d’Internet en tant que musicien?
C’est peut-être une alternative pour le musicien de se faire connaître, de montrer son travail.

Et actuellement, quels sont vos projets?
Je prépare une rencontre avec un danseur, mime, manipulateur d’objet Markus Schmid . Markus  manipulera un objet de diffusion dans lequel je passerai des boucles (musicales) jouées en direct. Une histoire risquée et difficile mais qui s’annonce passionnante.

Seriez-vous prêt à venir dans les pays nordiques pour nous rendre visite?
Bien sûr mais bien couvert!

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Magali Fortin

admin |

Pourriez-vous nous dire comment avez-vous décidé de devenir musicienne?
Ayant un père musicien qui jouait de l’accordéon et une mère mélomane, j’ai baigné dans cette atmosphère depuis ma naissance. A 8 ans, j’ai demandé à mon père de m’inscrire au conservatoire de musique afin d’y apprendre le piano. Je rêvais de devenir pianiste mais ce n’est qu’à l’âge de 20 ans que je me suis payée des cours de musique et que j’ai commencé sérieusement à composer mes premières « vraies » créations.

Parmi tous les musiciens qui vous ont influencée, quels ont été les plus marquants?
Il m’est difficile de répondre à cette question car je ne me sens pas influencée par un compositeur ou un musicien. Je sais très bien que l’on ne vit pas dans un vase clos où sa création sera une « pure création » et qu’en fait, quoi que l’on compose à des racines, qu’on le veuille ou non, en rapport à sa culture, ses goûts, ses écoutes, son enseignement musical… et que par conséquent on est influencé par ses pairs et ses anciens. C’est une évidence. Mais citer le nom de la ou des personnes qui m’ont influencée m’est très difficile. J’ai une écoute tellement diversifiée et reçu un enseignement musical si large et si vaste que ce serait mentir de dire, c’est cette ou ces personnes. Je répondrai alors : c’est un ensemble de styles, un tout.
Par exemple, ce n’est bien souvent qu’à la fin du morceau comme celui intitulé « Blue Note » (qui a donné son nom à l’album) que je réalise que papa me faisait écouter le concerto pour flûte et harpe de Mozart quand j’avais 10 ans. Mais je n’écoutais pas que Mozart et je me souviens également avoir écouté les musiques traditionnelles des Andes que l’on peut imaginer dans le jeu de « Blue Note » au même titre que la harpe dans mon écoute des musiques celtiques et classiques.

« Social Slalom Slap Bass » est très jazz et aurait pu appartenir au registre de ma mère. Mais de là à vous répondre que j’ai été influencée par Gershwin, Bechet, Ray Charles, Miles Davis, James Brown, la vague Ragtime… Très certainement, sans doute mais lequel plus que l’autre? Je ne sais pas.

Pour « Crossing main street », un ami producteur-arrangeur m’a dit : « Ce morceau sonne comme du Jo Satriani! ». Personnellement, je ne travaille pas avec le même matériel que Jo et de plus lorsque j’ai composé ce morceau, je n’ai pas pensé un seul instant à son travail bien que je connaisse la plupart de ses albums. Quant à Jean-Claude Ferraro, le guitariste qui y joue, n’est pas réputé pour jouer dans son style. Parallèlement, un ami philosophe, pour ce même morceau m’a dit : « Tu as travaillé dans le même style que John Cage! (*)».

Donc… Pour conclure, je dirai que chacun trouvera dans mes morceaux une influence qui ne sera pas forcément celle qui m’a influencée! Un peu comme dans les explications de poésie au Bac où chacun donne sa version des faits. Je peux expliquer rationnellement mon travail, les étapes de réflexion par lesquelles je suis passée, les influences qui entourent mon univers mais pas le détail.

(*) John Cage dans les recherches sur le timbre Dès First Construction (in Metal) de 1939 ou Living Room Music de l’année suivante, les sons semblent écoutés pour eux-mêmes. Sans jamais rechercher l’effet sonore, la musique respecte et intègre les sons survenant par hasard dans la vie, en dehors de toute culture. Pourtant, Cage souligne souvent l’importance de l’action d’écouter (écoute des bruits de la ville ou de la nature…)».
    
Quels sont les avantages et les inconvénients du fait d’être musicienne?
Les avantages :
La musique me permet de m’exprimer au-delà des mots usuels, du langage parlé. Elle est une forme d’expression où je me sens chez moi. Dans le Sud, on parle beaucoup avec les mains, très vite, avec des accentuations de voix bien de chez nous. La musique m’oblige à rechercher un mode d’expression différent, de devenir muette et de vous parler malgré tout de mon et de notre monde, notre Blue Note. Elle est une forme de voyage. Je pourrais même y mettre un écriteau du style : «Ici, plus un bruit! On écoute les émotions qui passent… ».
C’est une chance de travailler à ses côtés. Et puis la musique me permet d’oublier un instant la réalité si terre à terre de nos vies! La musique me permet de voir plus beau, d’illuminer mes rêves!

Les inconvénients :
Devoir à chaque album se remettre en question, évoluer, être sans cesse créatif de manière à ne pas régresser, stagner. Surprendre à chaque album par la manière que l’on a d’aborder différents sujets. C’est donc très stressant et très angoissant parce que j’aime la belle ouvrage, le réfléchi.
 
Si je vous dis “Finlande” ou “Finlandais” à quoi pensez-vous?
Sauna! Rennes! Lapons! Nokia! Neige! Froid! Magique nuit polaire ou Soleil de minuit! Bois! Saumon! ….

Connaissez-vous la musique finlandaise ou des artistes finlandais?
Oui, mon père écoutait beaucoup de musique classique dont vos compositeurs. Je pense à Sibelius et sa valse triste, Bergman. Valse triste qui a d’ailleurs illustré la publicité de l’une de nos plus grandes marques de voitures françaises.  

Et comment pourriez-vous définir votre style musical?
Du Magali Fortin! (voir question 2) Ce mélange d’influences qui me donne au final cette personnalité musicale si indistincte. Ce melting pot musical! Mais aussi un état d’esprit conducteur.

Avez-vous le sentiment que votre style musical a beaucoup changé au cours des années?
Oui, il progresse techniquement. Et l’acquisition de la technique me permet d’évoluer vers d’autres directions. Un peu comme un escalier que l’on gravit petit à petit et qui vous ouvre de nouveaux escaliers, de nouveaux chemins parallèles qui vous permettent également de revenir à votre escalier principal.
Disons aussi que les pensées de musique, d’orchestrations, qui traversent mon esprit commencent à devenir quasiment similaires à l’écoute du final, de sa réalisation concrète. Mon esprit et le résultat final finiront par se confondre. D’ici quelques années, je pense que ce sera parfait! Il y a presque une adéquation entre ma pensée et sa réalisation. Ce qui me rend heureuse. Et puis j’ai l’impression de m’épanouir vers d’autres voies que le chant et les musiques de support chanté. Je change donc de parcours pour y revenir avec d’autres idées d’orchestrations.

Comment percevez-vous ces changements et comment les expliquez-vous?
Très positivement, être la continuité de mon cheminement musical. C’est dans ma personnalité. Je ne peux concevoir la création qui serait la même du début à la fin. Un peu comme un travail à la chaîne où je déclinerais à l’infini, le même rythme, les mêmes accords, les mêmes thèmes, resservir la même soupe. Je m’imagine difficilement faire les mêmes musiques des années durant. Tout comme, je ne pars jamais en vacances au même endroit et je ne fais jamais mes courses dans le même supermarché. J’ai horreur de la routine, elle me glace. Il y a des personnes, vous les quittez et vous les retrouvez 20 ans après identiques. Magali Fortin doit évoluer. C’est une question de survie pour mon esprit.

Avez-vous déjà envisagé de changer totalement de style musical?
Si l’on écoute Blue Note, sur les 16 titres, il n’y en a pas un similaire. On passe du jazz, au celtique, à la musique de cirque, au bruit des marteaux piqueurs sur fond de guitare saturée…  Je reste fidèle à mes objectifs, créer en fonction du thème abordé et non d’un style. Le changement ne m’effraie pas, il me rassure!

Quel est, dans votre répertoire, le titre que vous préférez?
Question difficile à expliquer comme la 2.
C’est un peu comme demander : lequel de vos enfants aimez-vous le plus?
Et si vous avez le malheur de répondre, vous mettez la zizanie dans la famille!

Très sincèrement, pour chaque thème abordé, je lui ai consacré autant de temps que nécessaire. J’ai essayé de donner à chaque morceau, sa personnalité, son humour quand il le fallait, le détail important. J’ai invité le ou les musiciens qui me semblaient être la pièce maîtresse au titre, celui qui pouvait amener de sa personnalité, une autre approche, avoir à chaque instant le souci du travail bien fait. Après, j’ai des petits coups de cœur pour les thèmes qui me sont chers mais c’est uniquement pour le thème et non pour la réalisation.

Préférez-vous la scène ou le studio?
Le studio est le point d’orgue de tout un travail de création, de réflexion, de choix de thèmes, d’heures de travail. C’est la rencontre entre ma pensée initiale et sa réalisation. C’est un moment magique où j’ai souvent les larmes aux yeux, un peu comme une naissance. C’est pour moi émouvant. 

La scène est une rencontre entre ses créations et le public. C’est un moment de partage. C’est un moment convivial où l’on est heureux de se retrouver.

Une fois de plus, répondre je préfère l’un à l’autre m’est impossible. Ce sont deux moments complètement différents mais qui vous apportent autant de joies.

Pendant la préparation d’un titre ou d’un album, quelle est l’étape que vous préférez? Pour quelles raisons?
Le départ, la page blanche puis la réflexion qui en suit, afin d’élaborer le plan de travail, la structure. Ce travail cérébral puis sa mise en place concrète. Quand vous avez le squelette, ensuite le travail avance rapidement, comme un puzzle, chaque pièce trouve sa place.

Quelles musiques écoutez-vous en ce moment?
Le Boss (son best of), Beverly Jo Scott, Richie Sambora et son Undiscovered soul, Ray Charles (best of), Zucchero, Ramazotti, Bocelli, Gary Moore (Ballads & Blues)…
Vous voyez, je suis très éclectique, sans oublier la radio quand je pars au travail afin de me tenir informé de la “mode”.

Que pensez-vous d’Internet en tant que musicienne ?
Internet est une porte sur le monde. Il permet un échange culturel, une communication très facile et rapide. Il m’a permis de rencontrer des personnes formidables, des musiciens talentueux avec lesquels je n’aurais jamais pu dialoguer autrement. Par exemple, à la fin d’un concert, c’est toujours difficile d’aborder la personne alors qu’avec internet, l’étape est simplifiée.

Et actuellement, quels sont vos projets?
Je ne vais pas tarder à reprendre « Filles de Blues », mon prochain album chanté afin d’en finir les arrangements. Et puis mon site encore et toujours à mettre à jour, à finir, dont les vidéos à insérer… Sans oublier peut-être une suite à Blue Note mais pour l’instant, je n’en suis qu’à la page blanche!

Seriez-vous prête à venir dans les pays nordiques pour nous rendre visite?
Mais j’y suis déjà! Encore merci à vous pour cette ITV. En espérant que mes pas me mèneront un jour vers votre blanc pays nordique. Pays que j’aimerais beaucoup découvrir pour ses traditions, ses chamans et son charme polaire.

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Gwen du groupe Les belles musettes

admin |

Quand et comment a été créé le groupe?
Il a été créé en février 2003 à mon initiative, d’abord avec la pianiste Corinne. Puis le groupe s’est peu à peu étoffé, modifié, jusqu’à se stabiliser dans la formule actuelle: 4 musiciennes: chant, piano, accordéon, violoncelle.
 
D’où vient le nom du groupe?
D’une intense réflexion de plusieurs jours… A force de chercher, c’est ça que j’ai trouvé… Mais il ne faut y chercher aucune référence à quoi que ce soit.
 
Parmi tous les musiciens qui vous ont influencé, quels ont été les plus marquants?
Je réponds pour toutes les 4, pêle-mêle: Jacques Higelin, Mano Solo, Juliette, les groupes de chanson actuels, genre La Tordue, la musique trad…
 
Quels sont les avantages et les inconvénients du fait d’être musicien en France?
Difficile de répondre, surtout quand on ne sait rien des musiciens des autres pays, de leurs conditions de vie et d’expression… Je pense qu’on a de la chance, car des tas d’initiatives publiques sont mises en oeuvre pour aider les artistes (subventions, festivals, aide à la création…) mais c’est très difficle d’en vivre… Ce n’est pas notre cas, d’ailleurs, nous avons toutes un boulot à côté, pour l’instant.
 
Si je vous dis “Finlande” ou “Finlandais” à quoi pensez-vous?
Moi, je pense à ma meilleure amie qui vit là-bas depuis 2 ans maintenant… Sinon, j’imagine la neige, les saunas, le père noël, et les rennes… des clichés, quoi!
 
Connaissez-vous la musique finlandaise ou des artistes finlandais?
Non, je ne connais personne, aucun artiste finlandais.

Et comment pourriez-vous définir votre style musical?
C’est de la chanson française féminine (pas féministe, attention!)

Avez-vous le sentiment que votre style musical a beaucoup changé au cours des années?
Ca ne fait pas assez longtemps que le groupe existe pour parler de changements réels, mais nous évoluons peu à peu dans notre façon de créer, de jouer…

Comment percevez-vous ces changements et comment les expliquez-vous?
Nous prenons confiance, nous nous jetons à l’eau, nous osons plus de choses… Et puis nous créons de plus en plus collectivement, ce qui élargit le champ des possibles, des influences…
 
Avez-vous déjà envisagé de changer totalement de style musical?
Non, pas totalement, mais légèrement, oui… en incluant des samples, par exemple. Il y a tellement de choses à faire en musique…
 
Quel est, dans votre répertoire, le titre que vous préférez?
Alors là, tu me poses une colle… Je n’ai pas de morceau préféré, ça dépend des jours, des conditions de jeu ou d’écoute, de la conivence entre les musiciennes… J’ai un petit faible, personnellement, pour “Si j’voulais” qui raconte tout ce que je pourrais faire si je m’en donnais la peine… C’est un peu mon histoire, quoi!

Préférez-vous la scène ou le studio?
Pour l’instant, nous n’avons fait que peu de studio, mais c’est indéniablement la scène que nous préférons.

Pendant la préparation d’un titre ou d’un album, quelle est l’étape que vous préférez?
… si la question porte sur l’élaboration d’un morceau, et non pas que sur son enregistrement, alors la phase la plus jouissive est la construction des arrangements, qui ajoutent de plus en plus de caractère au morceau, jusqu’à le rendre souvent encore plus beau que ce que vous aviez imaginé… car les propositions successives des différentes musiciennes sont forcément inattendues par rapport aux idées que vous avez au départ, puisqu’elles viennent d’autres personnes… et quand on a déterminé ce que chacune allait faire, on ne se lasse pas de jouer et rejouer ce nouveau morceau qu’on a l’impression de découvrir…
 Je ne sais pas si tout ça est bien compréhensible, mais bon, j’ai fait ce que je pouvais pour décrire le ressenti que j’en avais!

Quelles musiques écoutez-vous en ce moment?
Lila Downs (chanteuse mexicaine), Vachinton.g (groupe trad français), Dominique A…
 
Que pensez-vous d’Internet en tant que musiciens?
C’est un bon outil de communication, qui permet d’envoyer un max d’infos sans utiliser des tonnes de papiers ou de CDs, on peut y échanger des tas de choses entre musiciens et avec les professionnels de la musique, et on peut s’y faire connaître un peu.

Et actuellement, quels sont vos projets?
Nous allons commencer en septembre un travail de fonds sur la scène (son, lumières, mise en scène), car nous avons la chance d’être accueillies en résidence dans une salle de concert de Sète (la Passerelle). Puis nous enregistrerons d’ici l’année prochaine, soit une pré-prod de quelques titres, soit un album. Ce qu’on veut le plus, c’est jouer!
 
Seriez-vous prêtes à venir dans les pays nordiques pour nous rendre visite?
Pourquoi pas, ce serait une super expérience d’aller jouer là-bas, un vrai dépaysement! Mais ça doit être dur à organiser…

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Nicolas du groupe NLF3 Trio

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Quand et comment a été créé le groupe?
Le projet est né suite à la décision d’arrêter notre ancien groupe Prohibition (nicolas laureau / fabrice laureau / ludovic morillon / quentin rollet) en 1999.
Nous avions envie de partir sur un projet instrumental et un jeune cinéaste nous a proposé de créer une bande son live pour des projections de ses courts métrages à la cinémathèque de Chaillot. Au final, le projet ne s’est pas fait mais cela a amorçé nos activité et comme nous avions enregistré une heure et demi de bandes, nous les avons sorties sur le premier et double album part1 - part2

D’où vient le nom du groupe?
Des boites d’enregistrement de ces sessions sur lesquelles nous indiquions nos initiales puisque nous n’avions pas de nom de groupe pour ce nouveau trio. Finalement, nous avons décidé de garder ce nom de code avec nos initiales, la précision qu’il s’agit d’un trio, le 3 est traduit en toutes lettres.

Quels musiciens vous ont influencés?
J’ai envie de citer en vrac Satie, Fela, Syd Barrett, Roger Watters, Fred Frith, Can,  …

Quels sont les aspects positifs et négatifs quand on est musicien en France?
Il est certain que les domaines culturels sont plus défendus qu’ailleurs. Même si cela est de moins en moins vrai, la musique arrive à échapper aux affres du tout commercial et continue à constituer une sorte de bastion culturel? Nous gérons les choses avec le désir de conserver une dimension artisanale. Nous sommes des artisans de la musique comme Harmony Corine, Vincent Gallo, Godard ou Straub&huilliets sont artisans du cinéma.

Quelles images avez-vous de la Finlande et des Finlandais?
En partie celles des films de Kaurismäki, j’ai croisé des musiciens et ai des amis d’origine Finlandaise, donc je vois beaucoup de gens différents. Je suis sûr que c’est un pays magnifique, pour le moment je n’ai pas eu la chance d’y aller. J’ai hâte de pouvoir

Connaissez-vous la musique finlandaise ou des artistes finlandais?
Uniquement à travers les films de Kaurismäki et des 45t étonnants que j’ai trouvés à Bimbo Tower, à Paris… le meilleur disquaire indépendant français.

Comment pourriez-vous définir votre style musical?
Difficilement. Musique instrumentale à mi chemin entre rock et jazz… le tout traité dans une esthetique moderne et aventureuse

Avez-vous le sentiment que votre style musical a beaucoup changé au cours des années?
Je pense que tout ce que nous faisons maintenant était déjà présent dans nos anciens projets. Simplement notre musique a muée.

Comment percevez-vous ces changements et comment les expliquez-vous?
Le temps fait ça très bien

Avez-vous déjà envisagé de changer totalement de style musical?
Etant autididacte je n’aborde pas la musique avec l’idée de genre musical. Nous ne pourrons jamais faire de choses classiques, académiques. Nous recherchons notre voie, nous parcourons notre chemin.

Quel est, dans votre répertoire, le titre que vous préférez?
Tous.

Faites-vous régulièrement des tournées?
Oui, surtout à l’étranger.

Préférez-vous la scène ou le studio? Pour quelles raisons?
Les deux, ce sont deux étapes très différentes et complémentaires. Ceci dit, le studio permet d’être proches de nos familles, de nos enfants et compagnes… les tournées sont des périodes plus fatiguantes.

Pendant la préparation d’un titre ou d’un album, quelle est l’étape que vous préférez?
La recherche et les arrangements.

Quelles musiques écoutez-vous en ce moment?
Devendra Banhart, un chanteur follk americano-vénézuelien de 23 ans qui est une vértitable révélation, le “Elvis” de 2004!

Que pensez-vous d’Internet en tant que musiciens et compositeurs?
C’est très pratique pour communiquer et échanger des fichiers sons.

Pensez-vous qu’Internet représente une réelle menace pour les artistes (au sujet des droits d’auteurs)?
Non.

Quels sont vos projets?
Nous terminons la création d’un live sur “Que Viva Mexico!” de S. Eisenstein. Il s’agit donc d’un concert de 1h30 sur le chef d’oeuvre du plus grand cinéaste russe. C’est un beau projet. Nous allons donner plusieurs concerts en France et montons une tournée à l’etranger. Qui sait? peut être en finlande?

Seriez-vous prêts à venir dans le “Grand Nord” pour faire quelques concerts?
Bien sûr!!

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Jean-François Coen

admin |

Pourriez-vous nous dire comment avez-vous décidé de devenir musicien?
Je crois que cela s’est décidé pour moi quand j’avais dix ans, après avoir entendu Jimi Hendrix (l’Île de Wight) et Les Beatles (Abbey Road). Mais cela a toujours été très difficile de m’adapter concrètement.

Parmi tous les musiciens qui vous ont influencé, quels ont été les plus marquants?
Pour les influences c’est difficile à déterminer parce que j’ai écouté des musiques très différentes. J’ai beaucoup écouté la scène pop rock anglaise des 70’s, aussi bien T-rex, Bowie, que Robert Fripp, Brian Eno, etc.. Mais aussi le Niel Young, the Velvet Underground, Lou Reed, Iggy pop, the Residents, Frank Zappa, etc.. Parmi les Français j’ai écouté Brel,
Gainsbourg, Brassens. Mais je n’essaie pas d’imiter.

Quels sont les avantages et les inconvénients du fait d’être musicien en France?
Le marché et les structures permettent de vivre, et donc de faire de la musique, à un petit nombre. Aujourd’hui il y a un paradoxe français, parce qu’on “consomme” des disques d’artistes étrangers qui sont importants dans leur propre pays, alors que les artistes français qui ont du crédit chez les Anglo-Saxons, sont ici en marge.

Si je vous dis “Finlande” à quoi pensez-vous?
La nature, les forêts, des espaces, le ski, la neige, le sauna,
Jean Sibelius, Aki Kaurismäki, des jours sans nuit et des nuits sans fin.
L’architecture, le design, le cinéma, les groupes de death métal.

Quelles images avez-vous des Finlandais?
Un peuple de traditions, proche de la nature, avec un grand dynamisme culturel.

Connaissez-vous la musique finlandaise ou des artistes finlandais?
Malheureusement peu, mais j’ai écouté quelques extraits sur le net et j’aime bien “Children of Bodom” par exemple.

Et comment pourriez-vous définir votre style musical?
Disons que j’ai du style, mais pas d’appartenance. Je me situe quelque part entre le rock, la pop, la chanson et l’électro. Dans ce sens, je me sens proche de quelqu’un comme Brian Eno.

Avez-vous le sentiment que votre style musical a beaucoup changé au cours des années?
Je reste fidèle à ce que je suis, c’est à dire que mon style musical change comme je change, ce n’est pas un choix commercial ou tactique.

Comment percevez-vous ces changements et comment les expliquez-vous?
J’aime bien explorer ce que la technique met à notre disposition. Le magnétophone multipiste, le direct-to disque, les synthés, samplers, l’informatique, et l’électronique en général sont les partitons modernes sur lesquelles j’écris. Ma musique évolue avec.

Avez-vous déjà envisagé de changer totalement de style musical?
Je pourrais enregistrer avec plaisir un disque plus live, ou même de guitare acoustique, mais je ne me pose pas ces questions. J’ai entendu récemment l’interview d’une artiste qui disait qu’elle faisait du Radio Head pour tel disque, et du je-ne-sais-plus-quoi pour tel autre.
Pour mes disques je me cantonne à du Jean-François Coen.

Quel est, dans votre répertoire, le titre que vous préférez?
La Tour de Pise, Pepita, Camille, Un film Snob pour Martien, Calamity Jane, Vive l’Amour. Je ne sais pas, je ne peux pas répondre. Parfois je les trouve vraiment jolies. Il m’arrive aussi de ne pas pouvoir les écouter.

Préférez-vous la scène ou le studio?
Je n’ai pas assez d’expérience de la scène, ou alors quand je jouais de la basse dans un groupe de rock. Un concert sur deux se terminait par une bagarre générale. Ça ne me laisse pas des très bons souvenirs.

Pendant la préparation d’un titre ou d’un album, quelle est l’étape que vous préférez?
Les maquettes, l’écriture. Lorsqu’une chanson, un titre ou une idée prend forme. En fait ce qui apparaît vite, sans laisser le temps de douter. Les errements peuvent se révéler très pénibles.

Quelles musiques écoutez-vous en ce moment?
Captain Beefheart. Dimanche prochain je vais voir Vic Moan. Il n’existe qu’un disque de lui, je vais à ses concert comme on met un CD sur sa platine. Prodigi. Un tromboniste qui s’appelle Rico.
Ce qui me tombe sous la main. Au début des années 80, j’écoutais tout le temps une K7 sans titre. Et de temps en temps je demandais à un disquaire, “Est-ce que vous connaissez une chanson avec une partie de cuivres qui fait tatatatatatatata…”. C’était Youssou N’Dour.

Que pensez-vous d’Internet en tant que musicien?
Où que l’on se trouve, cela rend accessible tous les catalogues des musiques enregistrées quasi instantanément. C’est un progrès qui n’est pas sans conséquences sociales. Je n’apprécie pas le discours des majors qui se prévalent du droit des artistes pour défendre leur monopole, mais je préfèrerais qu’on achète mes chansons évidemment. C’est difficile de déterminer la part d’internet et des copies dans la crise du disque.

Et actuellement, quels sont vos projets?
Constituer un groupe pour la promo live.

Seriez-vous prêt à venir dans les pays nordiques pour nous rendre visite?
J’adorerais.

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